Le décès de Jean-Claude Langlois

April 6, 2012

Discours présenté au Sénat du Canada


L'honorable Claude Carignan (leader adjoint du gouvernement) :


 

 

 Honorables sénateurs, je veux aujourd'hui rendre hommage à un grand homme qui s'est éteint dans la nuit du mercredi 4 avril 2012.

 

Chaque personne laisse une trace du passage de sa vie. Celle que Jean-Claude Langlois nous laisse est immense. À l'âge de 77 ans, M. Langlois a quitté notre communauté en nous laissant un héritage digne d'un grand bâtisseur.

 

Il a débuté sa carrière d’enseignant au début des années 1950, et il œuvra dans ce domaine pendant 13 ans. C’est au cours de cette période qu’il inventa le fameux Mot Mystère, afin d’épauler ses élèves dans l’apprentissage du français.

 

À la fin des années 1960, M. Langlois décida de commercialiser ce petit outil pédagogique. Ce fut un franc succès et le début d'une nouvelle carrière pour cet enseignant de français qui est devenu alors un homme d'affaires aguerri et respecté dans notre région.

 

Rapidement, il s'intéressa au journalisme et fonda son propre quotidien en 1969. En effet, le journal La Concorde fit son apparition au mois d'octobre 1969. Par une série d'acquisitions de journaux compétiteurs, M. Langlois est devenu le propriétaire de quatre hebdomadaires, soit La Concordeet l'Éveil sur le territoire de la MRC de Deux-Montagnes, et le Nord Info et la Voix des Mille- Îles pour le secteur de la MRC Thérèse-de-Blainville.

 

L’exemple de la vie de Jean-Claude Langlois vient immortaliser le vieil adage qui dit que tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait. Les succès philanthropiques et commerciaux de cet homme l’illustrent éloquemment. Jean-Claude Langlois était un bâtisseur comme nous avons rarement l’occasion d’en rencontrer car, au-delà de sa réussite professionnelle, il faut également rendre hommage à ses qualités de cœur exceptionnelles. Les œuvres charitables auxquelles il s’est associé sont nombreuses. À titre de président d’honneur, de donateur ou de simple bénévole, Jean-Claude n’a jamais eu peur de consacrer une partie de sa vie à promouvoir et à soutenir les organismes de sa collectivité. Ainsi, il a appuyé sans réserve la Fondation de l’Hôpital Saint-Eustache, la Fondation Drapeau-Deschambault, l’Aide aux enfants handicapés Blainville- Deux-Montagnes, la Maison de soins palliatifs Sercan, sans compter la multitude d’organismes de charité auxquels il faisait une place dans ses hebdos.

 

Le succès de ses journaux vient de sa volonté de promouvoir les gens de sa région. Comme tout propriétaire de média, il avait un pouvoir important. Il n'a jamais abusé de son pouvoir. Il s'est plutôt servi de son pouvoir pour mettre en valeur les gens et leurs idées. Je me souviendrai toujours de la couverture des campagnes électorales où il établissait une règle de couverture d'une objectivité et d'une impartialité exemplaires, où chaque parti avait une couverture méticuleusement planifiée afin d'assurer la plus grande égalité des chances possibles entre eux.

 

Il y a des pertes qui sont lourdes de conséquences. Le départ de Jean-Claude Langlois en est une et ne laissera personne insensible. Il était un roc au sein de notre collectivité et, pour plusieurs, il fut un phare érigé sur le roc.

Personnellement, voilà près de 25 ans que je côtoie cet homme et, dans ma vie, il aura laissé aussi une trace que je sais indélébile. Merci, Jean-Claude, pour tout ce que tu nous as donné.

 

À ses enfants, Serge, Claude et Michel, à ses petits-enfants, à ses collaborateurs et amis de longue date, André Roy, Rémi Binette et Carole Côté, j'offre mes plus sincères condoléances.

 

Source photo : L'Éveil, La Concorde

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