Allocution du Sénateur Claude Carignan dans le cadre de la semaine nationale de prévention du suicide au Québec

February 8, 2014

Honorables sénateurs, cette semaine est la Semaine nationale de prévention du suicide au Québec. Pourquoi tenir une telle semaine? Parce que le suicide est une problématique sur laquelle nous pouvons avoir une réelle force d'action si nous conjuguons collectivement nos efforts. Cette Semaine nationale de prévention du suicide vise justement à faire connaître les ressources d'aide et à établir un réseau regroupant les différents partenaires.

 

Près de 4 000 personnes s'enlèvent la vie chaque année au Canada, et 30 p. 100 de ces Canadiens viennent du Québec, qui ne représente pourtant que 23 p. 100 de la population canadienne.

 

La prévention du suicide mérite que l'on y consacre du temps, de l'énergie et de la persévérance. C'est dans cette perspective, honorables sénateurs, que notre Parlement a adopté, en décembre 2012, le projet de loi C-300, qui a pour but de se doter d'un cadre fédéral pour la prévention du suicide. Plusieurs initiatives et programmes de prévention du suicide ont été déployés dans différentes provinces, notamment en Alberta et au Québec, et l'élaboration du cadre fédéral pour la prévention du suicide vise justement à regrouper ces informations afin de les diffuser le plus largement possible et de promouvoir la mise en place de pratiques exemplaires en matière de prévention du suicide.

 

Comme la technologie évolue à la vitesse grand V, nous avons constaté ces dernières années l'apparition d'un nouveau problème troublant : la cyberintimidation. Quelques cas récents de suicide chez des adolescents découlent directement de ce phénomène. C'est pour cette raison que nous avons déposé, le 20 novembre 2012, le projet de loi C-13, qui modifie le Code criminel afin de créer de nouvelles infractions relativement à la cyberintimidation.

 

Honorables sénateurs, comme je l'ai mentionné dans mon allocution sur le projet de loi C-300, le suicide est une solution permanente à un problème temporaire. Nous avons l'obligation, comme société et comme parlementaires, de protéger nos citoyens aux prises avec une souffrance et une détresse psychologiques si intenses. Il faut mettre en œuvre tous les moyens efficaces pour y arriver. Un suicide, c'est déjà trop; 4 000, c'est insoutenable.

 

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