Le ministre des Finances à la période des questions au Sénat

May 4, 2016

Transcription et audio des interventions du Sénateur Claude Carignan avec le ministre des Finances,  l’honorable Bill Morneau , à la période des questions au Sénat du 3 mai 2016.

 

Question #1 et Question #2

 

Le sénateur Claude Carignan : Bonjour, monsieur le ministre. Bienvenue au Sénat du Canada.

Du 14 au 16 avril, les ministres des Finances des pays du G20 se sont réunis pour discuter de la possibilité de dresser une liste noire des pays qui favorisent l'évasion fiscale. Selon les rapports qui nous ont été transmis, la France, l'Allemagne, le Royaume‑Uni, l'Italie et l'Espagne seraient disposés à dresser une liste noire des pays qui favorisent l'évasion fiscale. Toutefois, il semble que le Canada refuse de dresser cette liste.

Également, le 9 mai prochain, dans le cadre du dossier Panama Papers, l'identité de plus de 200 000 compagnies offshore utilisant des paradis fiscaux sera dévoilée.

Ma question a deux volets. Tout d’abord, pourquoi le Canada refuse-t-il de participer à la création d'une liste noire des pays qui favorisent l'évasion fiscale? Deuxièmement, est‑ce que votre gouvernement s'engage à poursuivre tous les contribuables canadiens, sans exception, qui ont utilisé de tels stratagèmes pour éviter de payer leurs impôts?

 

Hon. Bill Morneau :  First, I would like to thank the senator for the question and say what an honour it is for me to be here.  This is my first occasion to be in the Senate Chambers, other than standing behind and looking in, and I'm honoured to be here and to have the opportunity to respond to your questions.  So thanks for having me.

I appreciate the question specifically around the issue of how the G20 is working towards ensuring that we eliminate the possibility for people and organizations to evade taxes.  I can tell you that at the G20 we've been a strong supporter of the common reporting system so that we can ensure that countries do need to report back on whom, in fact, is moving money from their country to the other country.  So we have signed on to that accord.

We've also been working with other countries on the base erosion and profit shifting initiative to ensure that companies pay their taxes in the place where they actually earn their revenues and earn their profits.  So those are two initiatives that we're working together with with G20 countries and will continue to do so.

With respect to our actions nationally, what you will have seen in Budget 2016 is that we put $444 million into the budget, and that was specifically an initiative that would allow the Canada Revenue Agency to make sure that they had adequate resources to enforce our taxation laws.

So our goal is to make sure that Canadians pay their taxes that are due, to ensure tax fairness for all Canadians, and we believe that by putting this money in the budget, which I will remind you was put in the budget before the Panama papers came out, will help enable Canada Revenue Agency to ensure that we do enforce upon every Canadian that they do need to pay the taxes that are due.

To the extent that we find Canadians are not complying with the law, yes, we will proceed to find those Canadians and ensure that they comply or face the penalties as a result.

 

Le sénateur Carignan : Je parlais de la liste noire ou de dresser une liste noire des pays qui favorisent l'évasion fiscale, et de mettre de la pression sur ces pays qui sont un peu complices de cette évasion fiscale. Dans ce cadre, monsieur le ministre, l'article 24.05 de l'entente de libre‑échange entre le Canada et Panama permet de mettre fin à l'entente sur simple préavis écrit de six mois.

Est‑ce que le gouvernement Trudeau entend mettre fin à l'entente de libre‑échange, ou entend menacer de le faire, comme moyen de pression sur le Panama pour contrer l'évasion fiscale et faire en sorte que ce pays cesse d’être complice de l'évasion fiscale?

 

Hon. Bill Morneau :  Again, senator, thank you for your question.  We did work together with other countries in developing the communiqué for the G20 meeting that was held most recently in Washington.

That communiqué was, we believe, a strong communiqué that identified very clearly not only that we expect countries to come on board with common reporting standards but that in fact we will consider actually taking actions against those countries that don't comply with the common reporting standards.

So that was a communiqué that was worked on and developed, together with 20 countries.  We felt that we were a strong voice in pushing for not only the fact that we need to have countries come on board with the common reporting system but also that if they don't there would be repercussions.

As you may know, prior to that communiqué there were two countries that were not in compliance, and I am encouraged to think that there will be potential movement on behalf of those countries based on what we put together.  I am confident that the G20 will maintain this issue on its agenda moving forward, and it will be an agenda that we, our current government, will push for as part of our efforts to ensure that individuals and corporations comply with what we see as the appropriate way for them to pay taxes in the countries where they earn their revenues.

Question #3

 

 

Le sénateur Claude Carignan : Monsieur ministre, il a été annoncé que le gouvernement actuellement avait un surplus de 7,5 milliards avec un mois à courir. Je sais que vous avez promis des déficits dans votre programme électoral.

Comme il ne reste qu'un mois, est‑ce que le ministre des Finances préfère terminer l'année avec un déficit ou avec un surplus?

 

Hon. Bill Morneau : Je vous remercie pour votre question. Nous avons examiné l'état de nos finances avec les professionnels du ministère des Finances. Depuis les quatre dernières années, nous avons constaté qu’en fin d'année, les revenus sont moindres et les dépenses plus élevées. C'est normalement le cas.

Avec la situation actuelle, nous prévoyons un déficit pour l’année 2015‑2016. Vous savez sans doute que le rapport sera rendu public en septembre prochain. Nous évaluerons la situation à ce moment-là.

Nous devons déterminer quelles actions nous devons privilégier pour améliorer notre croissance économique et notre situation financière.

Notre priorité est d’encourager les investissements pour faire croître l'économie. Et nous prenons des mesures en ce sens. Avec un bilan équilibré et une baisse importante des taux d'intérêt, il faut investir pour renforcer l'économie. C’est ce qui est prioritaire pour notre gouvernement. Je suis convaincu que les Canadiens et les Canadiennes partout au pays comprennent que c'est la voie à suivre pour assurer notre réussite économique.

Au cours du dernier mois, j'ai eu l'occasion de voyager à la grandeur du pays, d'un océan à l'autre, pour préciser les mesures de notre budget. Je peux vous affirmer que les Canadiennes et les Canadiens comprennent la situation actuelle et qu'ils saisissent l’importance d’investir pour relever l'économie.

 

 

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