Discours du sénateur Carignan à l’occasion du dévoilement du portrait officiel du Président Pierre Claude Nolin.

May 5, 2016

 

 

 

Hommage du sénateur Carignan au sénateur Pierre Claude Nolin

Dévoilement du portrait du Président Nolin

le mercredi 4 mai, à 16 h 30

 

Foyer du Sénat, édifice du Centre, Colline du Parlement (dévoilement)

 

Camille,

Simon, Louis et Virginie,

Monsieur le Président Furey,
Monsieur le Président Regan,
Honorables parlementaires,

C’est avec un honneur immense et beaucoup d’émotion que je me joins à mes collègues à l’occasion du dévoilement du portrait officiel du Président Pierre Claude Nolin.

Monsieur le Président Pierre Claude Nolin : un gentilhomme, un homme d’intégrité.

En 1993, le Très honorable Premier ministre Brian Mulroney le nommait au Sénat pour y représenter la division de De Salaberry, au Québec.

On rapporte que Pierre Claude aurait posé la question suivante : « Pourquoi moi? »

« Ce n’est pas de vos affaires », aurait répondu le Premier ministre, avec une pointe d’humour.

On se souvient que Pierre Claude avait donné un fier coup de main aux Conservateurs de l’ancien Premier ministre Mulroney, leur aidant à remporter 58 sièges au Québec en 1984.

À titre de Président du Sénat, il a contribué à rehausser la qualité des débats à la Chambre haute. On a apprécié son souci du détail, son calme légendaire, sa discipline ainsi que sa connaissance du droit et son éthique du travail sur de nombreux comités parlementaires, en particulier le Comité des affaires juridiques et constitutionnelles.

Comme vous le savez, au cours des trois dernières années la modernisation du Sénat s’est hissée au premier rang des priorités. Le Président Nolin en est reconnu à juste titre comme le précurseur. Il nourrissait la vision d’établir des liens avec la population et de faire connaître les raisons pour lesquelles l’institution qu’il aimait tant devait être au cœur de la démocratie parlementaire.

Il a représenté dignement et courageusement le Sénat pendant la crise qui a secoué notre institution dans les dernières années, y mettant toute son énergie et sa force de caractère. Mais cette homme intègre, qui se méritait le respect de ses collègues, n’obéissait pas à une partisanerie aveugle. Il était partisan, bien entendu, mais comme il le disait : « Écoutez, je serai ici pour les 25, 30 prochaines années et je dois m’entendre avec tout le monde. » Il aura été au Sénat pendant 22 ans.

Le Président Nolin connaissait très bien la politique au niveau de la base. Il racontait que son père, impliqué en politique provinciale, lui avait demandé lorsqu’il avait seulement 16 ans – il venait d’avoir son permis de conduire – s’il voulait conduire des gens au bureau de scrutin lors d’une élection partielle. Depuis ce jour, il n’a jamais quitté la route de la politique et a toujours su en être un conducteur hors pair.

Il s’était donné pour mission le renouveau, la réforme du Sénat dans l’intérêt supérieur des Canadiennes et des Canadiens. « Je veux que le Sénat soit respecté. Si je peux y contribuer, j’aurai accompli beaucoup », disait-il.

Certains croient que c’est sa détermination qui l’a gardé en vie aussi longtemps tandis que son corps se battait contre le cancer. On a déjà dit : « La mort nous fait réaliser ce qui est vraiment précieux. » Eh bien, le Président Nolin aura décidé de passer ses tout derniers jours au Sénat. C’était pour lui un endroit exceptionnel et il aurait dirigé de main de maître les changements qui vont s’y opérer.

Pour reprendre ce que le parolier Irving Berlin a déjà écrit : Sa chanson s’est terminée, mais sa mélodie nous berce toujours. Vous siégerez à jamais dans notre Sénat et dans nos cœurs, Président Nolin.

Le portrait qu’on dévoile aujourd’hui rappellera aux visiteurs l’empreinte indélébile que le Président Nolin a laissée sur la vie parlementaire et gardera vivant son souvenir. Lorsque je passerai devant son portrait, je saurai qu’il garde sur nous d’un œil vigilant et bienveillant.

Merci.

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload